dimanche 17 janvier 2016

Ce que je pense de l’évolution du climat socio-politique au Burkina Faso




Le mandat du gouvernement de transition issu de l’insurrection populaire au Burkina Faso a pris fin en décembre 2015 laissant place au nouveau régime. Roch Marc Christian KABORE qui a été élu président du Burkina Faso vient de mettre en place son gouvernement. Ce que je retiens comme similitude des deux Présidents, KAFANDO et ROCH, c’est les messages de rigueur. En rappel le principal message des premières heures du Président KAFANDO était que rien ne sera plus comme avant. Les actions que j’ai retenues, et qui ont montré ce changement, est que le coup d’état perpétré par le Général DIENDERE ne s’est pas passé comme ils avaient l’habitude de le faire. Par la suite les élections couplées du 29 novembre se sont bien déroulées et ont été appréciées au niveau national et international. Cela veut dire que ce message de rupture avec les mauvaises habitudes du passé correspondait à l’aspiration du peuple burkinabé. Pour ce qui est du Président KABORE, après avoir mis en place un gouvernement que j’apprécie d’ailleurs car il a pris en compte plusieurs sensibilités, le message que j’ai retenu est la tolérance zéro contre celui qui mènera des actions en contradiction avec les intérêts du peuple burkinabé. C’est dans le même sens que son ministre de la justice s’est engagé à agir. En effet, il s’est engagé à agir dans le sens où la justice sera libre de dire le droit rien que le droit. Je souhaite donc courage à ce gouvernement et bonne chance au peuple Burkinabè pour son combat juste.

Les députés issus des élections du 29 novembre ont été installés. Des instances ont été également mises en place. Salifou DIALLO du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) a été élu Président de l’Assemblée Nationale du Pays des Hommes intègres. En rappel, lors des élections du 29 novembre sur un total de 127 députés, le MPP a eu 55. L’information qui nous est parvenue lors de l’élection de son Excellence Salifou DIALLO à la tête de l’Assemblée Nationale est que sur les 127 députés 78 ont voté à sa faveur. Et comme il y’avait 02 candidats, ce résultat lui donne une légitimité et renforce le caractère démocratique de cet Assemblée Nationale. Selon les honorables députés que j’ai pu écouter, tous les partis ont été responsabilisés selon les niveaux dans les structures de l’Assemblée Nationale. Je souhaite donc à cette Assemblée un débat démocratique franc qui aboutira chaque fois à un consensus qui va dans le sens de l’intérêt du peuple. Le régime de Roch Marc Christian KABORE a urgemment besoins de lois innovatrices. Ce qui facilitera la gestion de la rigueur prônée par le Président KABORE. Et le peuple  n’attend que cela.

Le 15 janvier 2016 le Burkina Faso a eu plusieurs attaques des djihadistes ; l’attaque de Ouagadougou a fait près d’une trentaine de morts et plusieurs blessés graves dans deux hôtels et un café. Ces attaques ont soulevé l’indignation de tout le peuple Burkinabè. A mon avis cela est grave mais pas une surprise car tous les Burkinabès bien informés savaient qu’il y avait une complicité entre l’ancien régime et les djihadistes. Plusieurs dirigeants de ces djihadistes ont été entretenus au Burkina par l’ancien régime. Les médiations de l’ancien Président n’étaient que des actions de pyromane. Il savait toujours comment il a contribué à mettre le feu et par la suite faisait semblant de l’éteindre. On allait jusqu’à dire que certains de ses généraux étaient les mieux informés de la sous-région. Quand on est au commencement et à la fin, évidemment cela est bien facile. L’ancien Président burkinabé s’est réfugié en Côte-d’Ivoire après près de 30 ans au pouvoir. Il a été chassé par le peuple parce que celui-ci en avait marre. L’histoire retiendra qu’il est venu au pouvoir dans le sang, qu’il a régné dans le sang et qu’il est parti en laissant du sang derrière lui. C’est l’occasion pour  demander au gouvernement de la Côte-d’Ivoire d’aider le peuple burkinabé à se débarrasser de ce système. Tant que l’ancien Président refugié en Côte d’Ivoire sera libre, il va toujours vouloir nous rendre la vie difficile au Burkina et je pense que le gouvernement ivoirien est à mesure de comprendre cela. Comme Charles Taylor, l’ancien Président Ivoirien Laurent GBAGBO et Charles Blé Goudé sont à la  cour pénale internationale parce que ce même gouvernement de la Cote d’Ivoire s’est dit que ceux-ci devaient être éloignés de la Côte-d’Ivoire. Tandis que sa femme est en prison en Côte d’Ivoire. Or Laurent GBAGBO n’a fait qu’une dizaine d’années de règne. Mais le gouvernement actuel de la Cote d’Ivoire s’est donné une liberté pour qualifier son règne. Les religieux disent que tout ce qui te fait mal ; quand ça arrive à ton prochain ça lui fait autant mal. Pour une amitié sincère entre nos deux peuples, comprenons-nous.

En tant que militant MPP

Ouagadougou, le 17 janvier  2016

TRAORÉ B. François,
Agriculteur Burkinabé,
Docteur honoris causa de l’Université de Gembloux,
E-mail: dadilotbf52@yahoo.fr  
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 (+226) 78 50 16 25
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vendredi 1 janvier 2016

Une analyse de développement par la politique comme vœux de nouvel an

Le 29 décembre 2015 Roch Marc Christian KABORE,  nouveau Président du Burkina Faso a été installé par le conseil constitutionnel. Cela mettait fin au processus de la transition et marquait le début d’un autre processus. Plus d’une dizaine de chefs d’Etats étaient présents à cette investiture et cela est à l’honneur du peuple burkinabé. La particularité qui a attiré mon attention était la présence d’anciens chefs d’Etats particulièrement Olucegum Obasanjo du Nigeria et John Jerry Rawlings du Ghana. Ceux-ci sont l’exemple typique qu’après le règne d’un Président, une autre vie est possible surtout quand on a été nationaliste. Ces deux anciens Présidents sont toujours heureux. Ils sont tous restés dans leur pays après le pouvoir. Quel bonheur de vivre parmi les siens ! Dans l’interview que Rawlings a accordée aux journalistes, il a cité le nom du Président Thomas SANKARA. Cela veut dire que même mort, celui-ci reste pour lui une référence.

            La presse nous dit qu’en 2016 des élections présidentielles auront lieu dans 16 pays africains. Ces élections témoignent que l’Afrique est à la recherche de sa démocratie.Mon souhait est que la population reste vigilante pour faire le bon choix. Les 55 ans d’indépendances nous ont donné suffisamment de leçons car si nous avons été colonisé, c’est parce qu’il y avait quelque chose chez nous dont les autres avaient besoin. Si nous avons pris notre indépendance, c’est pour que la population bénéficie de ce que nous avons comme richesses. La pauvreté de la population africaine nous montre que l’objectif n’est pas encore atteint. Malgré tout, de bons exemples en Afrique nous montrent que le développement est possible. Le souhait désormais, c’est d’avoir des dirigeants qui luttent pour le développement de leur peuple et qui savent tisser un partenariat gagnant-gagnant avec tous les peuples du monde. Il nous arrive d’entendre parler de biens mal acquis de certains de nos dirigeants. Tout cela interpelle nos dirigeants à toujours avoir à l’esprit qu’il faut rendre service qu’au peuple et ne jamais oublier que c’est le peuple qui doit donner le pouvoir et que c’est lui qui peut le retirer.

            Je souhaite une bonne et heureuse année 2016 à tout le peuple africain et que la paix soit dans le monde entier.

En tant que Président d’honneur du syndicat des agriculteurs du Burkina (SYNA-B)

Ouagadougou, le 01 janvier  2016

TRAORÉ B. François,
Agriculteur Burkinabé,
Docteur honoris causa de l’Université de Gembloux,
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lundi 21 décembre 2015

Ce que je pense du cadeau de nouvel an des burkinabé

Après les élections de 2010, les burkinabé qui étaient censés avoir voté Blaise COMPAORE, n’ont pas cessé d’organiser des mouvements de revendications. Ces mouvements sont partis des militaires à la société civile. Ensemble avec les hommes politiques, ce mécontentement traduisait un ral le bol de l’ancien système qui nous gouvernait. Sur la direction des hommes politiques de l’opposition et des membres de la société civile, l’ancien régime est parti. Il restait aux burkinabé de choisir l’homme qui va les gouverner. Les élections du 29 novembre ont permis ce choix en la personne de Rock Marc Christian KABORE. La cour constitutionnelle burkinabé vient de confirmer cette élection. Donc pour moi, après 5 ans de revendication et de mécontentement, la persévérance des burkinabé a fini par leur donner ce qu’ils voulaient ; c’est-à-dire un nouveau président qui n’est pas proposé par l’ancien régime mais choisi par les burkinabé. C’est dans ce sens que je dis que l’élection de Rock Marc Christian KABORE est le cadeau de fin d’année 2015 que le peuple burkinabé s’est offert.

Les 27 ans de règne que des burkinabé ont subi et souvent malgré eux, ont créé des mauvaises habitudes au sein de la population. Si on sait que l’habitude peut devenir une logique sans le savoir, des actions d’incivismes (dues à des abus) en déphasage avec le développement de  la société se sont installées. Or pour que ce cadeau de fin d’année soit le cadeau de la rupture avec l’ancien système, il faut que la population sache que si nous avons choisi un dirigeant pour le changement, il faut que nous acceptons le changement de certains comportements qui étaient devenus nos habitudes et qui  ne peuvent pas être la logique du changement. L’expression « un homme intègre » existe dans toutes les régions du Burkina et cela nos ancêtres ne le disaient pas pour la forme. Si tu ne ressembles pas à ce que ta famille veut, tu pouvais être banni et si un jour tu veux revenir dans la famille, ce retour était possible en acceptant ce que tu avais refusé. Or avec tout ce que les burkinabé ont subi, ça ne leur coûte rien d’accepter la logique du vrai changement qui est une rigueur dans le patriotisme, dans le travail et dans l’intégrité. Cela peut prendre juste un temps pour devenir des habitudes normales. Le nouveau régime qui va s’installer sait très bien qu’il y’ a de la pression. Il ne peut pas gouverner sans rigueur et c’est ce que le peuple lui demande. A titre d’exemple, les entreprises qui construisaient et entretenaient les pistes rurales à qui on était sûr qu’on leur demandait  10 à 15% de pourboire, pouvaient se permettre de ne pas bien faire le travail. Il suffit qu’il donne aussi la part du contrôleur pour qu’on dise que la voie est réalisée dans les règles de l’art. Le ciment et le gas-oil pouvaient être vendus à la population des villages environnants. Les villageois finissaient par être complices de leur propre enclavement. Cette manière existe dans tous les services : santé, éducation, agriculture, l’armée, justice, commerce, etc. C’est cette manière qu’on doit changer.

Je conclu en disant que le peuple burkinabé doit se réjouir avec ce cadeau de nouvel an dans une ouverture d’esprit qui permet à tout un chacun de se poser la question : quelle est l’habitude que je dois personnellement changer ? Il m’arrive de dire que le meilleur juge d’un homme, c’est lui-même. Quand quelqu’un a le courage de s’assoir et se  juger, il peut opter pour le changement sans crier. Ce changement doit prendre en compte ses intérêts et l’intérêt de la société. Durant les années 2014 et 2015, les africains ont eu leur pensé orienter sur le Burkina car ce qui s’y est passé à étonner tout le monde. L’objectif du changement étant le développement pour tous, il faut que tout le monde s’engage. Nous ne sommes pas les premiers en Afrique à prendre la voie du développement mais nous pouvons faire l’extraordinaire car le burkinabé est un travailleur. Je souhaite bonne et heureuse année 2016 à tous les burkinabé.

En tant que Président d’honneur du syndicat des agriculteurs du Burkina (SYNA-B)

Ouagadougou, le 21 décembre  2015

TRAORÉ B. François,
Agriculteur Burkinabé,
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vendredi 11 décembre 2015

Ce que je pense des prochaines élections municipales au Burkina Faso

Depuis le début de la transition, le Burkina Faso a entamé un virage très important vers le développement de la population. Le Gouvernement de la transition, le Conseil National de la Transition (CNT) et la Commission Electorale nationale Indépendante (CENI) ont bien compris ce que veut le peuple et ont tous contribué, chacun en jouant bien son rôle, au bon déroulement les élections présidentielles et législatives. Le développement n’est possible que si chaque Burkinabè se sent acteur, concerné, bénéficiaire. Cela demande une organisation. La formule d’organisation prévue par la constitution au Burkina Faso, c’est la décentralisation. C’est dans cette optique que les élections municipales sont prévues.

Dans l’histoire du Burkina Faso, je me rappelle de deux formes de décentralisations : celle de la révolution qui était illustrée par l’élection des CDR dont le côté positif était de permettre à la population de prendre en main sa destiné en choisissant ses dirigeants locaux. Quant à son côté négatif, la population n’avait pas souvent su choisir les hommes qu’il faut. Il est donc arrivé que l’effet contraire se produise ; c’est-à-dire que certains des élus ne travaillaient pas dans l’intérêt général de la population. Après cette révolution, nous nous sommes retrouvés dans une nouvelle forme de décentralisation avec des élections municipales. Mais plus de 15 ans après la pratique de cette nouvelle forme, le constat est que les résultats entendus par tous sont restés mitigés. Il y’a eu bien sûr des réussites par endroit mais pour moi l’échec est majoritaire et pire dans le milieu rural.

A titre d’exemple, je connais une commune rurale qui se situe à près de 500 kilomètres de Ouagadougou. Cette commune a eu un Maire qui habitait à Ouagadougou et qui pouvait faire souvent plus d’un mois sans aller dans sa commune. Quand une ONG voulait aider la commune en termes d’investissements, le Maire qui devait signer la convention  exigeait que l’ONG  paye ses frais de déplacement aller-retour (Ouaga-comnune-Ouaga). Cette ONG était dans sa commune et lui à Ouagadougou. La décentralisation exige des initiatives internes et volontaires. Or l’initiative interne nécessite une connaissance de la localité, une présence effective et permanente, une connaissance des mentalités de la population et une crédibilité. Pour cette crédibilité, le choix des Conseillers doit être bien réfléchi en tirant leçon du passé sans complaisance.

En souvenir, le Président Barack OBAMA disait que l’Afrique n’a pas besoin d’ « Hommes forts » mais d’institutions fortes. Après ce message, parmi les commentaires que j’ai entendus, certains disaient que sans « Homme fort » l’Afrique ne peut pas se développer. À mon avis, ces personnes ont confondu leader et «  Homme fort ». Pour un « Homme fort », c’est lui seul qui doit émerger ; les autres sous ses ordres. Il veut que les autres agissent strictement dans le sens qu’il veut. Au Burkina Faso, on appelle celui-ci « un mogo puissant ». Quant au leader, c’est un serviteur ; un éclaireur qui a une certaine longueur d’avance sur les autres et qui œuvre pour que tout le monde comprenne car malgré son intelligence, sa détermination, tout seul il ne fera pas avancer la société alors que c’est de cela qu’il s’agit. Dans tous les villages et les communes du Burkina Faso, des leaders existent.

Un ressortissant fonctionnaire qui souhaiterait accompagner sa localité en se faisant élire comme Conseiller doit se rassurer qu’il passe plus de temps dans la localité. Être Maire ne doit plus être un poste où un ressortissant cherche à abuser de la population et des ressources de la commune. Pour les ressortissants qui sont loin de leur commune d’origine, ils peuvent aider leur commune sans forcément prendre la place de ceux qui peuvent être sur place. Je prends pour cela l’exemple de la Bretagne en France. J’ai appris que c’est les ressortissants cadres qui travaillent ailleurs qui se sont donnés la main et ensemble ils ont soutenu ceux qui sont sur place. C’est ce qui fait que la Bretagne est devenue une région exemplaire en matière de développement locale en France. La majorité des industries selon mon information sur la Bretagne sont la propriété des communautés et emploient directement les jeunes.

Je souhaite désormais que les ressortissants fonctionnaires sachent que ce n’est pas seulement quand on veut un poste politique qu’on doit s’intéresser au village ;  je ne dis pas aussi d’aller au village pour partager de l’argent à la population mais partager des idées pour la cohésion du village. Je souhaite donc que les élections municipales prochaines soient bien réfléchies pour que la cohésion règne dans les villages et les communes. Cette cohésion est le passage obligatoire pour le développement tant attendue.

En tant que Président d’honneur du syndicat des agriculteurs du Burkina (SYNA-B)

Ouagadougou, le 11 décembre  2015

TRAORÉ B. François,
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jeudi 3 décembre 2015

Ce que je pense du résultat des élections présidentielles et législatives du 29 novembre 2015 au Burkina Faso

Pour ces élections couplées tant attendues, 14 candidats étaient en liste pour les présidentielles. Les  Burkinabès ont choisi Roch Marc Christian KABORE du MPP comme Président. Je profite de cet article pour remercier l’ensemble des Burkinabès pour leur comportement patriote du fait qu’il y a pas eu d’incidents et de nous avoir épargné d’un second tour. Un des symboles très significatif de ce patriotisme, est que des candidats qui étaient en compétition avec lui, ont  accepté les résultats publiés par la CENI et l’ont félicité. Dans un de mes articles précédents, j’avais dit qu’à travers l’insurrection, le peuple burkinabè voulait donner une leçon de démocratie au monde pour sa propre satisfaction et pour l’Afrique. Je suis convaincu que tous les pays africains vont chacun à sa manière, arriver à cette démocratie constructive qui permet à la population de vivre paisiblement ; ce qui permettra de bouter la pauvreté hors de l’Afrique.

Concernant les élections législatives, le MPP a décroché 55 sièges. La majorité absolue étant de 64 sièges, le parti a initié des démarches pour des alliances qui pourront faciliter la tâche au gouvernement futur dans le cadre de la prise de décisions innovantes que le peuple burkinabè a besoin. Il y aura donc forcément un groupe qui gouverne et un groupe d’opposition. Nous comptons sur le nationalisme de tous ces groupes pour que toutes les actions soient constructives en faveur du peuple burkinabé. Lors du discours du Présidant Roch au dernier meeting du MPP, il a dit qu’après les élections, l’ensemble des filles et fils du Burkina  devraient immédiatement se mettre au travail de manière synergique pour espérer le développement. Au cours de son premier discours en tant que Président du Faso démocratiquement élu,  il a encore appelé le peuple burkinabé au travail. Il lui est arrivé également de dire que s’il devient Président du pays des Hommes intègres, le mérite de tout bon travailleur sera reconnu. Cela interpelle tous les acteurs des différents domaines de métier : santé, éducation, agriculture, justice, sécurité, etc.

Je fais partie des 86% de la population burkinabé qui est paysanne. Notre principale activité, c’est la production végétale et animale. Ce secteur a été souvent gangréné par une mauvaise gestion sociale et économique, chose qui ne facilite pas la professionnalisation et la confiance entre les acteurs en matière d’organisation. Ce secteur mérite d’être réellement accompagné pour sa  professionnalisation afin d’augmenter les rendements de la production. L’augmentation de cette production oblige et facilite la transformation. La transformation  de ces produits crée de l’emploi tant attendu par la jeunesse. Désormais faire la politique doit obligatoirement contribuer à l’émergence réelle  du pays. La politique ne doit pas être le favoritisme pour la médiocrité. Le peuple burkinabé   souhaite que tous les hommes politiques soit utiles à la nation.

En tant que militant MPP

Ouagadougou, le 03 décembre 2015

TRAORÉ B. François,
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dimanche 22 novembre 2015

Ce que je pense de la jeunesse face au double scrutin du 29 novembre 2015

Lors des événements des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’état perpétré par les éléments du RSP  le 16 septembre 2015, la jeunesse burkinabè a montré son courage, sa détermination et sa cohésion pour le changement. Cela a coûté des vies à cette jeunesse burkinabé. L’ancien système du régime défunt qui a chaque fois eu raison même quand il avait tort, a été surpris par cette résistance des jeunes. Le monde entier a admiré le courage de cette jeunesse. Cette bataille, la jeunesse l’a mené pour avoir la liberté et l’égalité des chances pour le développement ; en un mot la démocratie tout court.

La meilleure fin de cette bataille, c’est réussir l’élection d’un Président le 29 novembre prochain. Ce nouveau Président devra  rassurer cette jeunesse par rapport au développement. Pour moi, il n’y a pas un autre chemin à prendre ; c’est le même courage, la même détermination et la même cohésion qui doit toujours guider cette jeunesse. Dans le même pays où certains disaient que personne ne peut diriger le Burkina Faso en dehors de Blaise COMPAORÉ, nous avons aujourd’hui 14 candidats à la conquête du fauteuil présidentiel; cela doit faire réfléchir la jeunesse, elle doit pouvoir distinguer le candidat qui s’est battu pour la liberté du peuple burkinabé et ceux qui ont saisi l’opportunité. Et dans ce sens, je me trouve dans l’obligation de rappeler ce que des dirigeants du MPP ont subi lors du coup d’état du RSP.

Le RSP, le noyau dur de l’ancien système, avait comme objectif d’éliminer physiquement les trois leaders de ce parti. Le Président Roch Marc Christian KABORE qui est le candidat du MPP à la présidence du Faso, a été sauvé par les éléments de sa sécurité rapprochée à l’hôte Laïco. Le vice-président du parti, Directeur de la campagne et le deuxième vice-président ont eu leur maison canardée par le RSP ; heureusement qu’ils n’étaient pas là .Ce fait vient nous confirmer les rumeurs du vœu du régime Compaoré que tout parti politique au Burkina le succède sauf le MPP. Par ailleurs des écoutes téléphoniques viennent de révéler que le vice-président du MPP, Salif DIALLO et le Président du CNT devaient être anéanti.  Une preuve de plus qui montre que le système de l’ancien régime reconnait que c’est le MPP qui était réellement avec la jeunesse pour faire partir Blaise COMPAORÉ.

Des élections présidentielles avec 14 candidats, c’est la démocratie qui gagne mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. L’ancien système a plongé le MPP et la jeunesse burkinabé dans le même groupe. À nous de savoir gérer notre cohésion pour atteindre notre objectif car ensemble nous avons pu faire le plus dur. Dans la démocratie, il y’a la vision et cette vision ici, c’est de sortir de l’ancien système de gouvernance. Alors, jeunesse burkinabé, ne te fait pas rouler par des candidats complices de l’ancien système. Roch Marc Christian KABORE est l’homme qu’il faut pour cette brave et consciente jeunesse du Burkina. Donc voté Roch Marc Christian KABORE, c’est voté pour le vrai changement et l’égalité des chances.

En tant que militant MPP

Ouagadougou, le 22 Novembre 2015

TRAORÉ B. François,
Agriculteur Burkinabé,
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dimanche 15 novembre 2015

Ce que je pense des élections présidentielles et législatives du 29 novembre 2015 au Burkina Faso

Pour bien couronner les événements d’Octobre 2014 qui ont vu Blaise COMPAORÉ quitter la présidence du Faso, des élections présidentielles et législatives sont prévues le 29 novembre 2015. Pour ce qui est de la présidentielle, 14 candidats sont à la conquête. Plusieurs partis politiques sont en liste pour les législatives. Ces élections couplées sont celles démocratiques qui engagent essentiellement les hommes politiques issus de la société civile. L’issue de ces élections mettra fin à la transition entamée depuis 2014.

Pour ces élections, à mon avis, le MPP reste le parti dans lequel toutes les logiques de la démocratie sont réunies. Je m’explique en faisant une petite description de quelques leaders de ce parti. Je commence par le Président du parti, Roch Marc Christian KABORÉ qui est candidat à la présidence. Pour ses amis, c’est quelqu’un qui s’est intéressé à la politique depuis l’université avec un esprit patriote et progressiste. Cet esprit faisait qu’on le voyait rarement fâché. Il a par ailleurs une détermination particulière. En effet, quand il est convaincu de quelque chose, il ne recule pas. Dans tous les postes politiques qu’il a occupés, il a maintenu ce caractère et cela a fini par l’opposé au système Blaise COMPAORÉ.

Concernant le premier vice-président du MPP, le camarade Salif DIALLO, je l’ai côtoyé quand il était Ministre de l’Agriculture. Il a un courage inaccessible au découragement. A titre d’exemple, il avait dit qu’on pouvait produire le riz partout au Burkina afin d’éviter les importations de riz. Pour cela, il a favorisé des aménagements de bas-fonds partout au Burkina. Pour augmenter davantage la production nationale du riz, il a même encouragé le riz pluvial. Cette vision de nourrir les burkinabés avec du riz produit par les agriculteurs burkinabé n’arrangeait pas le système de la famille COMPAORE qui avait ses intérêts dans l’importation du riz.
Quant au camarade Simon COMPAORÉ, il a œuvré à donner une propreté exemplaire à la ville de Ouagadougou quand il était Maire. Quelqu’un m’a dit que la Mairie de Ouagadougou n’est plus innovatrice parce que Simon n’est plus Maire. Le MPP a beaucoup d’hommes et de femmes d’expériences dont leurs actions (de développement) passées restent dans la mémoire de la population Burkinabé. L’esprit du MPP, c’est de pouvoir accompagner la jeunesse en lui faisant bénéficier de cette expérience pour un Burkina nouveau. C’est pour cela que la jeunesse s’est engagée à payer la caution du Président Roch marc Christian KABORÉ.

Ma mère me disait que quand tu es adulte, il faut savoir que tes intérêts et ceux des autres sont liés et il faut tout faire pour que tout le monde trouve son compte  dans tes œuvres ; en ce moment quand tu vas vieillir, c’est ceux qui ont bénéficié de tes œuvres qui parleront de toi. Dans le cas où tu auras œuvré que pour toi seul, à un âge avancé, tu ne feras que mentir parce que tu voudras parler de ton expérience sans témoins qui ait bénéficié de ton œuvre. Tu ne seras non plus une bonne référence.

La confiance du peuple burkinabé au MPP a fait que de la région au village, le MPP est le parti le mieux implanté. Donc dans la logique de la démocratie, l’élection du Président Roch Marc Christian KABORE au premier tour ne serait que logique et arrange le Burkina. Le peuple burkinabé ne se serait pas trompé. La mauvaise gestion sociale et économique du système COMPAORE et le coup d’état de l’ex RSP qui a perturbé la transition, l’économie du Burkina en a extrêmement souffert ; sa population aussi. L’élection de Roch Marc Christian KABORE comme Président du Faso au soir du 29 novembre 2015 fera respirer le Burkina.

En tant que militant MPP

Ouagadougou, le 15 novembre 2015

TRAORÉ B. François,
Agriculteur Burkinabé,
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