mercredi 15 août 2012

Ce que je pense de la bonne gouvernance

Depuis que l’homme a décidé de vivre en société, en Afrique, la gouvernance a commencé dans les familles, puis dans les tribus. Dans les familles, ou les concessions le chef était soit le père ou l’aîné de la famille. Dans les tribus ou communautés, ou sociétés le choix du chef était lié à un certain nombre de critères : le plus sage, les plus doué etc. ce choix différait d’un milieu à un autre. Selon le milieu, la gouvernance était réglée par des normes, des règles et par des interdits. La réussite de la société ou de la communauté était tributaire de l’application de ces normes et interdits. Chaque fois qu’un problème était vécu, les dignitaires se réunissaient pour savoir la cause ; certainement un interdit a été violé et expose la société en danger.

 C’est dans ce contexte que les religions comme le christianisme, l’islam et autres) sont arrivées en Afrique. Les règles ou normes de ces religions préservaient également l’homme du mal et du danger. Mais, leur analyse des faits, des phénomènes et de la conception de la vie marquait leur différente avec les traditions. D’autre part, la période coloniale a marquée d’une autre manière la gouvernance. Après la période coloniale, est venue l’ère des indépendances qui voulait que les Africains se gouvernent eux-mêmes à partir de leur philosophie, leur idéologie et leur vision de l’homme et du monde. Cinquante ans après les indépendances, je laisse chaque lecteur faire son analyse, tirer les conclusions et dire quelle a été la référence de la gouvernance.

Aujourd’hui nous avons des gouvernements, des entreprises, des associations, des syndicats, etc.;C’est dans ce contexte que l’on parle de bonne gouvernance. Si de nos jours, l’expression bonne gouvernance est récurrente, c’est que quelque part il existe des signes d’une mauvaise gouvernance. Cette mauvaise gouvernance a forcément des conséquences néfastes que nous vivons. A l’image de nos ancêtres, ayons le courage de diagnostiquer ce mal et d’y trouver des solutions. Contentons nous des maux comme les intérêts personnels, la corruption, le manque de vision pour l’intérêt collectif… Pour l’intérêt personnel, je le trouve humain et normal, mais ce sont les voies et moyens pour y arriver qui différent. L’intérêt personnel peut se trouver dans la corruption et fait partie alors des courts chemins. Sinon, en gérant bien l’intérêt collectif, tout le monde gagne et chaque y trouve son compte y compris les descendants. Ma mère m’a déjà dit que l’homme doit toujours travailler pour l’intérêt général et lorsqu’il sera vieux, il pourra en parler sinon il sera obligé de mentir. Prenant le cas d’un professeur qui dispense des cours à Johannesburg en Afrique du sud sur l’histoire du pays et parlant du temps de Peter Botta et de Frédéric De clerc, si les enfants des deux dirigeants sont dans la salle, l’un sera plus à l’aise que l’autre.

Dans cette année internationale des coopératives, les Nations Unies ont perçu que le meilleur moyen de développement des populations est la coopérative. Je souhaite donc qu’on est le courage de prioriser la bonne gouvernance dans nos coopératives afin que l’intérêt collectif soit bien accompli pour qu’on trouve son propre intérêt explicable.



                                              Ouagadougou, le 15 Août 2012

                                                   TRAORE B. François,
                                               www.francoistraore.blogspot.com                        
                                               Président d’honneur de l’AProCA, 
                                               Docteur honoris causa.
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dimanche 29 juillet 2012

CE QUE JE PENSE DE LA CRISE AU MALI


En Août 2011, dans mon écrit « Ce que je pense de la famine à la corne de l’Afrique où la population somalienne meurt de faim tous les jours », je m’étais inquiété de la guerre en somalie et des raisons des guerres en Afrique. En 2012, La guerre s’est déplacée au Mali. Dans le désert du Mali, un conflit a éclaté. Pour certains, les insurgés sont contre le pouvoir de Bamako, ils veulent leur autonomie ; pour d’autres, ils sont entrain d’installer la charia islamique au Mali en commençant par le nord. Selon la presse, ceux-ci sont en relation avec ceux du Nigeria et de l’Afghanistan. Il y a même un troisième groupe qui a un autre objectif.

Pendant ce temps, un coup d’Etat se passe à Bamako à deux mois des élections présidentielles. Le conflit politique à Bamako est tellement fort que les décideurs n’ont pas eu le temps d’abord de s’occuper du nord où les deux tiers du pays sont occupés Bamako, c’est là où se trouvent le pouvoir politique central, les penseurs pour l’avenir du Mali. Le Mali, c’est un Mali de Soundiata Kéita, de Bakaridjan, de Babemba TRAORE et de Cheick Oumar TAL dont les mémoires sont immortelles.

Pour avoir fait le Mali moi-même, j’ai entendu dans les louanges de ces héros, l’esprit d’union, l’esprit de défense de la patrie, l’esprit de sacrifice pour la cause commune. Les auteurs de la déclaration universelle des droits de l’homme reconnaissent la « charte de Kourou kan fouga » de Soundiata Keita. Les descendants des griots qui ont chanté pour ces héros existent toujours. Le politique malien ayant hérité de l’idéologie de ses ancêtres a besoin que les griots la lui rappellent. Ce n’est pas quand tu as beaucoup d’argent à offrir que tu es forcement intègre mais c’est lorsque tu rassembles le peuple et que tu fais prospérer la nation.

L’Afrique n’a pas besoin de ces conflits. Elle en a suffisamment vécu. Il y a de quoi permettre à la société civile de dire que ça suffit. Dans l’histoire de l’Europe, le conflit entre l’Angleterre et la France a duré des années. Celle de la France et de l’Allemagne s’est transformée en guerre mondiale. Mais un jour les peuples de ces pays et leurs hommes politiques ont eu le courage de dire que ça suffit. Ils ont tous fait prospérer leur économie en développant l’agriculture. Cela doit nous servir de leçon. Un proverbe africain dit que quand l’éléphant et l’hippopotame se font la bagarre, c’est l’herbe qui souffre sous leurs pieds. Nous les agriculteurs, nous avons besoins de la paix pour mieux travailler. En tant que président d’honneur de l’Association des Producteurs de Coton en Afrique (AProCA) dont le siège se trouve à Bamako au Mali, j’ai décidé de faire ma contribution. Que Dieu ramène la paix au Mali! Que Dieu préserve l’Afrique des conflits!

                                                                   
                                                               Dimanche, le 29 juillet 2012                                                 
                                                              TRAORE B. François,
                                                              Docteur honoris causa de l’université
                                                              de GEMBLOUX.
                                                              Président d’honneur de l’AProCA

                                                              Blog : www.francoistraore.blogspot.com
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lundi 2 juillet 2012

Ce que je pense de Rio+20



Après la dernière rencontre du G20 au Mexique, s’est tenu du 20 au 22 juin 2012 le sommet de Rio+20. J’ai remarqué que l’Afrique y était représentée. Des sujets comme l’environnement et le développement durable ont fait l’objet de débats. Le constat montre que l’humanité peut et doit faire des efforts si elle veut léguer la planète dans de conditions appréciables à ses enfants. Je ne doute pas de la capacité de la représentation africaine. Seulement, je me pose des questions. Dans la tradition africaine, il y a la solidarité et la dignité. Cette tradition africaine a été souvent mise de côté au profit de nouvelles philosophies comme la politique. La manière dont cette  politique a été souvent exercée depuis les indépendances, a désorienté nombreuses de populations. La politique, c’est une idéologie pour une cause commune normalement pour le bien être des populations.
Comme j’ai été président de l’Association des Producteurs de Coton Africain (AProCA), cela m’a amené à voyager dans beaucoup de pays africains et même en occident. Cette ouverture au monde m’oblige à faire la présente analyse. La politique est souvent faite en Afrique avec de l’argent et des biens qu’on partage à aux partisans pendant et après les campagnes électorales. Cela a fait qu’on est parti d’une idéologie socialiste où tout le monde est lié par des valeurs morales, à la création de sociétés  où les gens ne sont liés que par l’opportunisme. Cette nouvelle philosophie ne s’est pas limitée seulement dans la politique. Elle a non seulement changer les bonnes habitudes des hommes mais elle a aussi affectée les associations jusqu'au niveau de la  décentralisation. 
La bonne philosophie africaine qui est le leadership pour une cause commune à laisser sa place aux plus rusés qui embobinent les autres. C’est ce qui justifie mon inquiétude;  car, même si un jour le monde se montre solidaire pour tous les hommes sur la planète, si nous africains, nous ne  changeons pas certaines de nos mauvaises façons de faire, surtout nos mentalités, cette solidarité mondiale pourrait s’effondre en Afrique. L’Afrique a donc nécessairement besoin de changement de mentalités et de prendre en compte les éléments positifs de la tradition africaine pour être au rendez-vous avec les autres peuples.
Pour certains idéologues, la corruption  existe partout dans le monde. Mais moi je pense que tous les peuples qui ont réussi, sont ceux qui ont pu sauver l’essentiel de la corruption. Si la corruption rentre dans la collaboration entre les hommes, chaque fois que les gens se mettent ensemble, ils se méfient les uns des autres.
Il est donc urgent que nous travaillons à rétablir la confiance entre les hommes. Cela est un préalable sine qua non pour un développement durable. Cette planète et ce monde ne deviendront que ce que nous auront fait d’eux. Le monde dans une solidarité sincère  pourra contenir les hommes dans une symbiose et un monde conscient pour la cause de sa progéniture doit lui laisser une terre habitable.

                                         Ouagadougou, le  01 juillet 2012
                                                   TRAORE B. François,
                                                  www.francoistraore.blogspot.com                        
                                                   Président d’honneur de l’AProCA,
           Docteur honoris causa de l’université
           de GEMBLOUX.
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mercredi 6 juin 2012

Ce que je pense du 94e anniversaire de Nelson Mandela



Avocat de formation, Nelson Mandela a passé une grande partie de sa vie dans la lutte pour une justice sociale en Afrique du Sud. L’Afrique du sud regorge beaucoup de ressources naturelles très riches. Cela a attiré d’autres populations. Ces expatriés blancs savaient ce que valait cette richesse et savaient comment l’exploiter. Quant à la population autochtone noire qui vivait sur ce territoire sud africain, elle ne profitait pas de cette richesse. Au fur et à mesure que ces migrants s’enrichissaient, l’autochtone était devenu gênant parce qu’il n’est pas civilisé et aussi parce qu’il ne doit rien réclamer des profits qui sont tirés de son terroir.
Nelson Mandela, fils de chef traditionnel, dont le père a subi cette injustice, s’est donné comme mission d’enrayer ce fléau. Il s’agissait de lutter pour le respect et de l’égalité entre le peuple noir et le peuple blanc. Cette lutte lui a couté 27 ans de prison. Les sud africains autochtones ont continué la lutte et cette lutte a été supportée par tous ceux qui voulaient la justice dans le monde. Milliam Makeba, une artiste, s’est vue empêcher de vivre à l’époque en Afrique du sud parce qu’elle défendait cette cause juste. Le monde entier a fini par accepter cette vérité et cette égalité entre les sud africains, autochtones et expatriés.

Nelson Mandela a été libéré et les noirs ont eu le droit de vote. Ainsi, le respect de la liberté d’expression et d’action du peuple noir majoritaire a amené leur leader Nelson Mandela le premier président noir en Afrique du sud. La lutte des noirs sud africains a payé ; cependant l’injustice et l’inégalité ne sont pas totalement enraillées en Afrique du Sud. Mais, je suis sûr qu’avec l’évolution des choses cette injustice finira un jour.
Le constat que moi je fais de l’histoire de Nelson Mandela, de celle de Gandhi en Inde, et de Martin Luther King aux Etats-Unis, qui ont tous lutter pour l’égalité entre les hommes, pour une justice qui doit permettre aux hommes de cette planète de vivre dignement en symbiose, est que les africains comme les occidentaux, malgré les différences d’origine, de religion et de race , sont tous fier de parler de l’histoire de ces grands hommes si bien que ces derniers sont considérés comme des idoles. Je suis parfaitement d’accord pour cette considération pour ces grandes figures de la planète. C’est pourquoi des grandes fêtes sont organisées lors de leur anniversaire comme celle qui se prépare en Afrique du sud pour Nelson Mandela. Cet anniversaire attire l’attention du monde entier parce que c’est un grand homme.

 Alors, la question que je me pose à l’endroit de toutes les personnes qui les considèrent, c’est quelle est leur engagement à poursuivre cette justice humanitaire? C’est bien beau de fêter pour eux, mais je sais pertinemment que le souci qu’avait ces grands hommes, c’est qui est-ce qui s’engage à poursuivre leurs grands œuvres ? Des œuvres dans lesquelles personne ne perd.

Mon appel serait qu’à cet anniversaire de Nelson Mandela, que chaque homme qui le considère cède quelque chose dans son comportement quotidien pour l’humanité. J’ai toujours dit que l’homme est son meilleur juge. Mon père m’avait toujours dit que quand tu te caches dans un coin où personne ne te voit, au moins toi-même tu te vois et tu sais ce que tu as fait de bien et ou de mal à ton entourage. Pensons donc à changer ce mal pour les idéaux de ces grands hommes. Ces hommes avant de penser d’abord à l’humain et à l’humanité, ont tous été des patriotes, des nationalistes, des hommes intègres dans leur terroir. Ils savaient la situation de pauvreté dans laquelle les opprimés vivaient. Ils savaient également que ceux-ci n’avaient pas choisi de vivre dans ces conditions. C’est parce qu’il y avait plus fort qu’eux et ils ne faisaient que survivre chez eux. Voilà ce qu’ils ont d’abord refusé.

L’Afrique a besoin de plusieurs Nelson Mandela. Il y a un proverbe malien qui dit : « quand tu reconnais que quelqu’un est bien, toi-même, qu’est-ce que toi tu es? Je soutiens la reconnaissance de Bien de ces grands hommes et surtout leur esprit de tolérance et de non violence. Avec l’esprit de patriotisme et de nationalisme chacun peut être tolérant et non violent. J’ai suivi une émission sur une chaine internationale où on disait qu’il y a 700 milliards de dollars qui étaient destiné au développement de l’Afrique et qui se retrouve dans les banques occidentales selon la BAD. L’histoire nous a montré que la plus part des propriétaires de ces sommes meurent même sans en consommer une bonne partie alors que leur population est pauvre et a faim. Pour être des Mandela, il faut que nos dirigeants mettent fin à cette situation et que cet argent revienne pour le développement.

                                              Ouagadougou, le  04 juin 2012
                                              TRAORE B. François,
                                              www.francoistraore.blogspot.com                            
                                               Président d’honneur de l’AProCA,
       Docteur honoris causa de l’université
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mercredi 23 mai 2012

Ce que je pense de l’arrivée des socialistes au pouvoir et de François Hollande au pouvoir




Ces derniers temps le parti socialiste vient de prendre le pouvoir en France. Vu les liens historiques qui lient l’Afrique à la France, chaque changement politique est interprété d’une manière ou d’une autre en Afrique. Certains pensent que les grands débats qui se font lorsqu’il y a un changement politique en France favorisent l’Afrique. Pour d’autres personnes, cela ne changera rien en Afrique. L’Afrique a maintenant plus de 50 ans d’indépendance. La majorité des pauvres du monde se trouve toujours en Afrique. C’est en Afrique également que la famine persiste toujours. Les conflits et les guerres  sont  persistants. Nous savons également que le pourcentage de la jeunesse en Afrique est l’un des plus élevés au monde ; ce qui est forcement lié à la démographie. Les ressources naturelles sont toujours denses en Afrique ; il y a même toujours des ressources qui ne semblent pas encore être découvertes ou qui existent et qu’on cache.

Dans un contexte de crise financière mondiale, quand j’écoutais les propos de François Hollande lors de sa campagne, j’ai compris qu’il veut favoriser la croissance en créant des entreprises rentables et utiles pour les hommes. Les premières décisions qu’il a prises, concerne la  nomination d’abord de 34 ministres  en France en respectant le genre, et la baisse de leur  salaire à hauteur de 30%. On comprend que ce sont des décisions d’un socialiste. L’esprit socialiste, selon moi, les socialistes ne remettent pas complètement en cause le fait qu'il y ait des riches et des pauvres dans une société mais ils souhaitent limiter l'écart entre les riches et les pauvres en mettant en place des dispositifs de redistribution des richesses.

 De ce que je connais du socialisme, c’est que le monde doit appartenir aux hommes, évoluer pour les hommes, et être préservé pour les hommes. Je pense également que dans l’esprit socialiste, un problème vécu par un homme quelque soit sa région, s’il n’est pas résolu, peut avoir une répercussion sur ceux qui n’ont pas ce problème dans les autres parties du monde. Dans cet esprit, je me classe du côté de ceux qui disent que l’arrivée au pouvoir des socialistes peut avoir un effet positif sur l’Afrique.

L’Afrique reste le continent le plus enclavé pendant qu’il a les hommes et les ressources. La crise financière s’est installée dans le monde après qu’on ait fait des investissements utiles et nécessaires dans les grands pays développés. Selon moi, cette crise s’explique par le fait qu’on n’a fini par mettre l’argent là ou il ne fallait pas le mettre : on a permis aux riches d’être plus riches même si souvent leur effort n’est pas productif. Nous avons entendu ce qui s’est passé aux Etats-Unis et en France sur les banquiers et les actions de certaines banques. C’est cela qu’il faut changer. Lors de la première rencontre de François Hollande et Barack Obama, j’ai vu que sur le plan de la croissance pour les hommes, ces deux personnalités avaient le même point de vue. La veille du G8, il y a eu l’analyse du président Obama. Il disait que pour vaincre la faim en Afrique, il faut inévitablement investir dans l’agriculture en Afrique. C’est en permettant à ce que les agriculteurs africains eux mêmes puissent se nourrir en Afrique et avoir des revenus pour se développer qu’on peut lutter contre la faim. Tout cela me donne de l’espoir.

J’ai eu à écrire deux articles sur la guerre et la faim en 2011: le premier publié le 26 Août 2011 est intitulé : « Ce que je pense de la famine à la corne de l’Afrique où la population somalienne meurt de faim tous les jours » et le second publié le 17 Septembre 2011 portait sur « la guerre qui aggrave la famine en somalie ». Pour mieux comprendre ces articles, veuillez vous rendre sur mon blog à l’adresse : www.francoistraore.blogspot.com. Je pense que le problème de l’Afrique se trouve dans ces deux articles.

Dans  l’article du 26 Août 2011, j’avais demandé à ce que les différentes politiques en Afrique aient leur vision du développement de l’agriculture ; donc un  plan d’action de l’agriculture. Il faut que les 80% de la population qui vit dans le milieu rural soit productive. Pour cela, il faut que l’essentiel des moyens soit consacré à ce milieu pour le désenclaver et pour octroyer à cette population rurale des moyens de production, accompagner son éducation et sa formation professionnelle. On n’aura rien inventé car dans l’histoire le petit forgeron arrivait à fournir à tout le monde sa petite daba. Il faut que les gouvernements africains arrivent à mettre à la disposition des ruraux des moyens que la technologie moderne offre. Pour cela, il n’y a pas de secret car tous les pays qui se sont développés sont passés par là. C’est une vision suivie d’actions qui fait le changement et la crédibilité. Tant que les africains ne pourront pas corriger cela, les pays développés ne pourront pas avoir sur quoi s’appuyer pour qu’il y ait un partenariat gagnant-gagnant. Il y a un proverbe qui dit que quand on lave ton dos, tu laves ton ventre. Pour notre contexte actuel, je renverse ce proverbe en disant que si tu veux te laver, tu décides de laver les parties où ta main arrive d’abord. Si quelqu’un à intérêt à ce que tu te laves, il s’insère dans tes actions et c’est à toi de lui dire là où tu veux aller. Toute intervention extérieure doit prendre cela en compte. De nos jours, je pense que les investissements utiles et rentables se trouvent en Afrique.

Avec la démographie, les mouvements coopératifs st une alternative pour permettre aux pauvres d’être dans l’économie. L’année 2012 a été retenue par les nations unies comme année des coopératives, mais pour le moment on ne sent pas la réaction de nos gouvernants. Pourtant, l’Afrique doit en profiter. En tant ambassadeur pour l’année 2012, je lance un appel pour le politique Africain pour qu’il fasse des coopératives une préoccupation fondamentale.

L’exemple de la position de ces deux présidents sus cités ne peut pas se concrétiser dans une mondialisation en laissant de côté une partie du monde qui est l’Afrique où les investissements sont utiles pour donner à cette population une capacité de  consommation. Pour que cette population ait une capacité de consommation, il faut augmenter son revenu, sa  rentabilité. Pour moi la crise financière qui oblige la croissance me fait croire que l’arrivée des socialistes et de François Hollande en tête peut nous donner l’espoir.

Le mal qu’il faut corriger en Afrique, c’est que souvent, ce sont les financements extérieurs  et les projets qui créent les plans d’action. Les technocrates en ce moment ne voient que leur salaire dans ces investissements et projets et ne se soucient pas souvent des résultats où toute  la population gagne. C’est pourquoi la faim persiste en Afrique.

L’arrivée du  parti socialiste au pouvoir et la vision de François Hollande, l’idée que Barack Obama vient de lancer sur l’agriculture en Afrique, l’intérêt que porte les pays émergents, la Chine, l’Inde et le Brésil pour ne citer que ceux-ci, doivent être des opportunités dont l’Afrique doit profiter pour se donner de l’importance et s’insérer dans l’économie pour lutter contre la pauvreté et la faim. Pour cela il faut une Afrique responsable qui ne subit pas mais qui propose.

                                       Ouagadougou, le 22 mai 2012
                                               TRAORE B. François,
                                               www.francoistraore.blogspot.com                         
                                               Président d’honneur de l’AProCA,
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dimanche 13 mai 2012

Ce que je pense de l’information reçue par les producteurs de coton du Burkina pour démarrer la campagne cotonnière 2012-2013.


En avril la campagne agricole et commerciale 2011-2012 a pris fin au Burkina Faso. Une nouvelle campagne commence ; celle de 2012-2013. Les prix de la campagne ont été annoncés aux producteurs de coton afin de leur permettre de commencer la campagne. Ainsi, Le prix de base du coton graine est fixé à 245f le kilogramme (kg). Le prix du sac d’engrais NPK est fixé à 13 500F CFA et celui de l’urée à 15 500F CFA à crédit.

Or pour la campagne 2011-2012, le kg de coton graine était à 245 F CFA, le sac d’engrais NPK à 16 748F et celui de l’urée à 18 445F CFA à crédit. Après la vente, les producteurs reçoivent 29 francs comme prix d’achat complémentaire. Ce qui ramène le prix du coton de la campagne 2011-2012 à 274 F CFA le kg de coton graine aux producteurs pour le premier choix. Ce prix d’achat final encourage les producteurs.

Pour les prix de cette nouvelle campagne 2012-2013, les producteurs trouvent qu’ils auront leur compte parce que le prix des intrants est nettement en baisse par rapport à la campagne précédente. Le prix d’achat complémentaire qu’ils ont eu en plus pour la campagne 2011-2012 a été également source de motivation. Le Coton Génétiquement Modifié (OGM) est également bien apprécié par les producteurs. L’information reçue par les producteurs à ce niveau est qu’il y a de la semence OGM disponible pour au moins 30% des surfaces prévues ; la surface attendue au Burkina Faso est estimée à environ 600 000 ha. Tout ceci réuni, les producteurs de coton burkinabè prient le miséricordieux pour que l’année 2012 soit une année de bonne pluviométrie et d'abondance afin qu’ils puissent une fois de plus démontrer de quoi ils sont capables.

J’encourage tous les producteurs du Burkina et leur souhaite une bonne campagne cotonnière.
                                  

                                               Bobo, le 11 mai 2012

                                                   TRAORE B. François,                                                                                
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Ce que je pense de l’information reçue par les producteurs de coton du Burkina pour démarrer la campagne cotonnière 2012-2013.


En avril la campagne agricole et commerciale 2011-2012 a pris fin au Burkina Faso. Une nouvelle campagne commence ; celle de 2012-2013. Les prix de la campagne ont été annoncés aux producteurs de coton afin de leur permettre de commencer la campagne. Ainsi, Le prix de base du coton graine est fixé à 245f le kilogramme (kg). Le prix du sac d’engrais NPK est fixé à 13 500F CFA et celui de l’urée à 15 500F CFA à crédit.

Or pour la campagne 2011-2012, le kg de coton graine était à 245 F CFA, le sac d’engrais NPK à 16 748F et celui de l’urée à 18 445F CFA à crédit. Après la vente, les producteurs reçoivent 29 francs comme prix d’achat complémentaire. Ce qui ramène le prix du coton de la campagne 2011-2012 à 274 F CFA le kg de coton graine aux producteurs pour le premier choix. Ce prix d’achat final encourage les producteurs.

Pour les prix de cette nouvelle campagne 2012-2013, les producteurs trouvent qu’ils auront leur compte parce que le prix des intrants est nettement en baisse par rapport à la campagne précédente. Le prix d’achat complémentaire qu’ils ont eu en plus pour la campagne 2011-2012 a été également source de motivation. Le Coton Génétiquement Modifié (OGM) est également bien apprécié par les producteurs. L’information reçue par les producteurs à ce niveau est qu’il y a de la semence OGM disponible pour au moins 30% des surfaces prévues ; la surface attendue au Burkina Faso est estimée à environ 600 000 ha. Tout ceci réuni, les producteurs de coton burkinabè prient le miséricordieux pour que l’année 2012 soit une année de bonne pluviométrie et d'abondance afin qu’ils puissent une fois de plus démontrer de quoi ils sont capables.

J’encourage tous les producteurs du Burkina et leur souhaite une bonne campagne cotonnière.

                                   

                                                   Bobo, le 11 mai 2012

                                                       TRAORE B. François,
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